Oh toi doux inconnu que j ai tant regardé, tant convoité. Oh toi doux inconnu qui m’a tellement effrayé.

Toi qui a su combler ce qui ne m’avait pas été donné. Toi qui a su me montrer tout ce qui en toi m’effrayait.

Je t’ai tenu à distance autant que j’avais envie que tu restes à mes pieds. Étrange sensation, émotion, discordance que celle de t’attirer autant que te repousser.

Tu m’as permis de me sentir exister. Tu m’as permis de me sentir importante, belle, aimée. Tu m’as permis de toucher les espaces de moi victime, impuissante, abusée.

Un beau yin et yang que tu as su révéler.

Mais étais ce toi vraiment que je regardais? N’étais ce pas cette part de moi non intégrée qu’à travers toi je reconstituais?

Je voulais que tu me montres ce qu’en moi, je ne reconnaissais. Je voulais que tu me rappelles qu’en moi aussi tout ça, tout toi, existait.

Il m’a fallu du temps pour commencer à t’accepter, à progressivement t’intégrer. J’ai senti ton énergie s’approcher, venir doucement vers moi, entrer timidement en moi, restant là sans bouger, attendant que je trouve quelle place te donner.

Alors toi, douce énergie, tu attendais, ne voulant pas me presser. Tu attendais que je trouve cette place pour toi, où je ne me sentirais pas menacée.

Avec toi ce soir, j’ai rencontré ce doux miroir.

Toi masculin qui sous toutes tes facettes demandaient à être Intégré.

L’homme père, l homme amoureux, l homme amant, l homme enfant : tous ces toi sont venus à moi, libérés des peurs qui t’avaient jusque là emprisonné, limité… pour mieux me sécuriser.

Je touchais au même moment la conscience que j’avais tout autant besoin de toi, pour apprendre à me délimiter.

Pour entourer d’une bulle protectrice et bienveillante, mon féminin qui ne demande qu’à expanser… mais qui trop souvent ne sait pas où s arrêter.

Sauf que quand le féminin se défend, il devient guerrier.

Je sens que si tu es là, il pourra continuer à s’incarner, sans avoir à se soucier de la limite, puisque grâce à toi, elle est posée.

Aujourd’hui cette phrase en moi a résonné: « tu as le droit de poser ta limite ».

Une phrase anodine mais qui a tout changé : écho des dernières prises de conscience qui m’ont animé.

Une simple phrase qui m’a fait réaliser que oui, elle est là.

Au delà de mon corps certes, mais la limite est là, bien palpable, je n ai pas à m’en inquiéter.

Grace à toi, j’ai senti que cette limite s’imprégnait en moi. 

C’est toi qui m’aidait à la matérialiser.

Moi qui avait peur de toi, je réalise qu’au lieu d’oppresser et d’humilier la femme, comme mon inconscient l’avait imaginé, tu es celui qui sait si bien la compléter. Celui qui saura lui offrir l’espace protégé et délimité, dans laquelle elle aura toute l’aisance et la liberté de s exprimer…. en sécurité.

Désormais je te sais en moi. Je vais continuer à te laisser te diffuser, m’apprendre tout ce dont j’ai besoin pour m’équilibrer.

Merci à l homme et à la femme en moi, qui de manière si subtile et si respectueuse apprennent ensemble à danser.

Chacun soucieux de laisser l’espace et le temps a l autre d’être prêt, pour mieux se rencontrer, et enfin goûter cette paix qui a toujours été.

Parce qu’au delà de la peur, la réunion est déjà là, leur cœur l’a déjà décidé ❤️💫🙏🏻

 

Liz Perret

 

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