Récemment, je parlais d’installer la sécurité en soi pour revenir en son centre, dans son ventre.

Mais qu’est ce qu’on fait quand on a l’intérieur de soi ? Est ce qu’ici on doit “faire” quelque chose pour réussir à créer ce que l’on veut ?

À l’intérieur comme à l extérieur, on est souvent dans l’énergie de contrôler. On accumule les formations pour apprendre, les rituels pour avoir une vie saine, pour bien manger, se connecter à sa Spiritualité. Notre vie est rythmé par nos croyances et par nos exigences d’où l’on veut aller.

Devenir la meilleure version de soi même, j y ai cru, ça m’a parlé, mais aujourd’hui je n’y vois un autre chemin de désamour de soi, celui de ne pas s’aimer tel que l’on est. A trop vouloir être parfait sous tous les plans, on continue ne pas s’aimer. Du moins c’est ce qui m’est arrivé.

On a juste choisi d’autres codes qui nous semblent plus correspondre à ce qu’est s’aimer.

J’ aimerais te dire que cette croyance, que tout ce après quoi tu cours, aussi beau, sain et joyeux qu’il soit il t’empêche de vraiment trouver ton bonheur, et ta sérénité.

J’ai envie de proposer une autre voix, valable dans sa vie comme dans son business. La voix de l’écoute de soi et de l’amour de soi. Celle où l’on n’attend rien de soi, et surtout pas d’être une autre personne plus ci ou plus ça. Celle où l’on reconnaît notre valeur, notre perfection, telle que l’on est.

Cette quête du soi parfait, je l ai longtemps alimentée. Je l ai cherché sans fin, partout où j’étais. Dans ma vie de mère, de compagne, d amante, dans mon alimentation, dans mon corps …

Ce n’étais pas vis à vis d’un extérieur… Mais pire ! Des exigences que sur moi j’avais posé ! Je voulais devenir cette femme idéale que je voulais incarner, et sans doute aussi celle que je voulais montrer. C’est à cet idéal que mon estime de soi se mesurait… Alors autant dire qu’il ne sentait souvent en dessous de ce que j’avais projeté.

J’avais beau m’avancer toujours plus prêt de mes buts fixés, sans cesse de nouveaux arrivaient. Je suis peu à peu devenue une experte de l’optimisation : voir tout ce qui pourrait être amélioré, que ce soit dans ma vie, mes relations, mon business, et chez les autres aussi

L’experte pour voir ce qui manque. Ainsi c’est seulement sur ces manques, sur les imperfections que mes yeux se tournaient. Comme un processus de survie qui s’était enclenché.

Mais pourquoi ce système s’était mis en place ? Pourquoi fallait il que je sois parfaite pour m’aider et reconnaître que l’on peut m’aimer ? Comment accueillir l’amour ou la reconnaissance, quand soi même on ne reconnait pas la richesse de qui on est ? Une richesse profonde qui ne prend pas racine dans ce qu’on fait.

Quand certains osaient me renvoyer au “tu ne t’aimes pas”, je me disais : mais si, regarde tout ce que je fais pour moi et pour me suivre dans mes envies.

Aujourd’hui, je réalise que oui, je ne m’aimais pas. Je me regardais à travers celle que je voulais nourrir, cette future femme hypothétiquement mieux que moi qu’un jour, si je “travaille” bien, je serai.

Je réalise que tout ça ne m’a pas aidé. Toutes ces démarches que j ai fais pour m’aider, pour évoluer. Elles m’ont servi de support pour continuer à nourrir en moi l’idée que je n’étais pas encore assez.

Et bien que je constate que je faisais partie de celle qui faisait le plus pour “progresser, s’améliorer”, je voyais toujours ce qu’il restait à libérer, nettoyer, transformer.

Non, tout ça ne m’a pas aidé. Du moins, ce ne sont pas ces démarches qui m’ont permis un déclic pour ressentir plus d’amour de moi, plus d acceptation de qui j étais. A un niveau mental oui, à un niveau émotionnel sûrement aussi, mais dans mon corps, dans mes cellules, je n étais pas encore en sécurité avec celle que j’étais.

Qu’est ce qui m’a aidé ? Apprendre à m’écouter, à arrêter d’apprendre, arrêter de prendre pour vérité ce qu’on peut me partager, arrêter d exiger de moi quoique ce soit, écouter mon rythme en priorité, laisser de l’espace pour me faire du bien, pour prendre soin de moi, suivre mon rythme.

Dès que j’oublie, dès que je m’en éloigne, je sens comme tout qui se dérègle en moi et autour de moi.

Ma clé à moi, qui n a aucune vocation à être la tienne : la lenteur, la douceur, prendre le temps. C’ est ma clé numéro 1. Quand je suis dans cette énergie là, mon génie peut exister. Je fais sans doute moins, mais je crée à partir de quelque chose d’ancré, je suis plus posée.

Il m’arrive encore facilement de m’en éloigner, parce qu’il y a un objectif que je me suis fixée. Et à chaque fois, je constate comme je me suis fermée. Comme j ai arrêté de m’écouter, comme tout mon corps est contracté, comme mon esprit est dispersé, comme mon bassin n’est plus habité.

Si je garde une discipline aujourd’hui, c’est celle de revenir à cet état interieur de sérénité, de douceur qui me permet de me sentir vraiment alignée et de pouvoir vraiment m’écouter.

Et quand je m’écoute, quand je prends ce temps là, j’oublie tous les objectifs que je devrais valider. Je sais que je fais chaque jour de mon mieux, et que le chemin est-ce qu’il y a vivre et à partager. Alors mieux vaut chaque jour pleinement et entièrement en profiter.

Clé du jour : Je reconnais ma valeur, au delà de ce que je fais. Je suis mon rythme et j ai confiance dans ma façon unique d’avancer. Je suis parfaite telle que je suis aujourd’hui. Je n ai rien à changer. Juste à toujours plus me faire confiance, me suivre et m’écouter

PS : toute cette réflexion est venu d un récent intérêt pour l alimentation intuitive et j ai pu observer que C est aussi ce moteur intérieur à écoute auquel j ai donné de la place quand je faisais l école à la maison avec mes enfants, c’est aussi celui que j ai écouté quand j ai commencé à créer mon activité : suivre mon élan de vie, sans rien projeter.

Et je réalise aujourd’hui que si je garde cette conscience de l écoute de moi, de la même façon mon alimentation, ma façon de faire une activité physique, comme ma façon de créer dans mon activité peut avoir cette même forme intuitive, à l écoute de moi, si je ne me regarde plus à la lumière de “ce que j imagine qu’il fait faire pour attendre ce résultat”.

 

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