Quand l’énergie va, tout va !

Quand l’énergie va, tout va !

Ce matin, je suis crevée, sans énergie, sans envie, exténuée. Je sentais mon corps qui avait besoin d’entièrement se régénérer.

Puis un message est arrivé ! Il y avait ce rendez vous avec toi que j’avais oublié. Je m’y étais engagée, et je ne voulais annuler. Peut être la fatigue allait-elle m’ancrer ?

Je ne sais comment, en 2h à travailler, j’ai pu aussi intensément me régénérer ?! Voilà donc une question à élucider…

Comment ? Et si c’était parce que je me suis éclatée? Amusée et enthousiasmée à mettre toutes mes idées, au profit de ton projet : te refléter tout ce Beau en toi que je vois et qui ne demande qu’à se dévoiler.

Ensemble, on se demandait comment inventer cette forme dans laquelle tu vas toi aussi t’éclater.

Tout ça, j ai vraiment adoré.

J’adore voir toutes ces pépites chez les autres qui, en leur reflétant, ouvre de nouvelles possibilités, et commence à leur donner réalité ❤️

J’aime voir ces personnes qui ont déjà tout, s’étonner de voir que tout est déjà là, mais qu’elle n avait pas encore réalisé, intégré. Il ne lui reste plus qu’à réunir et oser se regarder.

À cet endroit là, je me dis que je suis faite pour ça : aider l’autre à se révéler. 

 

Oui mais alors, pourquoi moi je n’y arrive pas? Pourquoi moi je ne la vois pas cette pépite à moi qui chez l autre me parait si évidente?

Bah oui, moi aussi, j’ai beau avoir tous ces bouts récupérés, je n’arrive pas encore à les rassembler, à leur donner la forme qui me plaît, celle qui me fera vibrer.

Alors en attendant, j’expérimente, j’essaie.

Cette notion de mission de vie me parle, m’intrigue, m’effraie… vais-je un jour trouver ce chemin qui est le mien ? Va t-il un jour se dévoiler comme une évidence qui a toujours été ?

Ou le chemin est-il juste ce qu’il y a à trouver ? simplement être là maintenant, présent, suivre ce qui me fait vibrer. Me laisser guider par ce mouvement de la vie qui se dessine et se redessiner sans arrêt . Oser en permanence me réinventer.

Aujourd’hui, la vie m’invite à lâcher prise et à avoir confiance en elle. Elle me montre la lourdeur et la légèreté, pour mieux me montrer vers où aller 🌈☘️🌷

Liz Perret

Manipulateur pervers : ouvrir la porte de ma cage !

Manipulateur pervers : ouvrir la porte de ma cage !

Manipulateur pervers, pervers narcissique… des mots peu connus hier, et que l’on voit partout aujourd’hui. Ces mots me parlent dans la description des histoires vécues. J’y reconnais ce que j’ai pu moi-même vivre et traverser. Et à la fois, ces mots me heurtent, me dérangent. Pour la réalité qu’ils viennent énoncer, mais aussi pour le côté victimisant qui me déplaît, parce qu’ils empêchent d’y voir sa responsabilité et le pouvoir qu’on a abandonné. Quand je dis responsabilité, je vais prendre le temps de m’expliquer. Je me parle pas de responsabilité dans le sens où on l’aurait bien « cherché », comme certains pourraient répondre d’une fille sortie peu vêtue et à l’attitude séductrice qui se serait fait violer. Non, je parle d’une responsabilité intérieure : le pouvoir qu’on a donné à l’autre, et les schémas intérieurs de non-amour et de non-respect de nous qui nous y ont mené. Parce que non, personne ne nous a obligé à rester. Il y avait la peur, peut-être, sûrement, mais surtout bien souvent une dépendance, une cage dorée dans laquelle on s’était nous-même mis, et qui a fini par se refermer, par nous écorcher… et dont on ne trouvait plus la clé : forcément, parce que cette clé on lui avait donné, pour mieux nous rassurer, pour mieux se sentir à lui/elle, aimé(e).

Avant de développer plus sur le sujet, je vous propose un reportage d’Alexandre Cormont sur le sujet intitulé : « L’enfer de la manipulation psychologique ».

Quand je regarde ces images, je me reconnais, je reconnais celle que j’ai été. Je reconnais la souffrance intérieure que j’ai vécu, et celle que je me suis infligée. Cet homme là, je l’ai aimé. Cet homme là, je l’ai vénéré. Je lui ai donné ma vie, mon âme, littéralement, et je ne savais pas pourquoi je le faisais.

Aujourd’hui, je reconnais que ce que je cherchais, c’était à me sentir aimée. Aujourd’hui, je reconnais comme chacun de ces regards, chacun de ces gestes, même les plus petites attentions savaient me rendre la vie, dans cette mort intérieure dans laquelle j’étais depuis longtemps enfermée.

Mais est-ce vraiment lui qui m’avait tué? Ne l’avais-je pas choisi pour tenter de me ranimer? N’était-il pas le seul à me donner l’envie d’être là et éveillée ? Oui, tout ça coexistait. Il était le sens de ma vie, comme celui qui me la retirait. Parce qu’à chacun de ces mots, je lui donnais le pouvoir de l’éteindre ou de la rallumer. Je dépendais de lui, parce qu’il était tout pour moi, le seul qui me donnait envie d’être en vie. Alors  vivante ou morte, je lui donnais tout moi, mon coeur, mon âme. J’acceptais qu’il fasse de moi ce qu’il veut, tant que j’étais avec lui, tant que je me savais aimée de lui.

Et malgré la violence et les cris, malgré les dénigrements, le rejet, les mensonges, les trahisons et les innombrables déceptions, irrémédiablement, je continuais à l’aimer… parce qu’il était mon autre, celui que j’avais choisi d’aimer.

Alors, puis-je lui en vouloir de tout ça ? Avait-il même conscience du mal qu’il me faisait ? Ca, lui seul le sait. A vrai dire, je pense que oui, et que ça aussi, ça le détruisait. Moi je voyais son amour, au delà de toutes ses paroles et de ses faits, peut-être était-ce de la naïveté ou de l’incrédulité, mais c’est ce que je ressentais. Je sentais sa souffrance, son mal-être, son envie de se détruire au plus profond de son être. Et je savais que ce qu’il me faisait, n’était rien à côté de ce que lui s’infligeait. J’y voyais son désespoir, son envie de ne plus perdurer, de ne plus être là, de ne plus exister.

Plus il voulait se détruire, plus il voulait mourir, plus cette vie en moi s’éteignait. Je voulais le sauver. J’en avais besoin, parce que mon moteur de vie, c’était lui. Comment réussir à lâcher prise, à dire aurevoir, à laisser l’autre s’enfoncer, quand tu penses avoir besoin de lui pour exister?

Dans le concept de pervers narcissique, on est souvent dans le triangle victime- bourreau- sauveur. Le pervers étant le bourreau, et celui qui subit alterne entre victime et sauveur. Aujourd’hui je vois comme on a chacun tenu tous ces rôles, l’un pour l’autre. J’étais son bourreau, parce que je le ramenais sans arrêt à ici, à maintenant, à cette conscience d’être en vie, parce que je le mettais face à cette vie qu’il détruisait, parce que je l’accusais de causer ma souffrance et la destruction de notre famille, dans ce « choix » qu’il faisait pour lui, ou qu’il ne pouvait s’empêcher de faire, parce que quelque chose de plus grand l’y poussait.

On était (chacun et ensemble) face à notre colère, notre rage, notre tristesse, notre désespoir, notre culpabilité, notre honte de nous sentir impuissants, face à cette réalité qu’on n’arrivait pas à changer. Il était aussi mon sauveur parce qu’à chaque mot d’espoir, à chaque pardon, à chaque « je t’aime », je me rallumais, comme si rien d’autre n’avait jamais existé. On était chacun victime, non l’un de l’autre, mais de cette vérité qu’on se renvoyait : notre absence de sens à la vie, notre non-envie de vivre, cette agonie intérieure qui rendait chaque instant si absurde, si ce n’était pas pour se sentir aimé.

Dans ce vide intérieur, dans ce vide de sens existentiel, chacun était le révélateur et la bouée de l’autre. A cette envie de mourir cachée au plus profond de nous, à ce désespoir de ne s’être jamais senti vraiment aimé, vibré, chacun est venu offrir un espoir à l’autre, un sens, une direction dans cette errance. Et si se sentir aimé pouvait nous rendre la vie ? Et si ces sensations que tu m’apportes était le vrai sens de la vie, parce qu’avec toi, je me sens enfin vivant(e). Je me sens là, présent(e), en vie. Juste pour ça, merci. Parce que le temps de quelques instants, tu m’as montré la voie de ce que je devais apprendre à toucher en moi, pour moi : cet amour inconditionnel et infini.

    Puis forcément, ces moments de grâce passés, on est chacun revenu à soi, à où on en était avant de se rencontrer. Comme le joueur de loto, 18 mois après, retrouve le niveau de bonheur qui était le sien. Ce n’était pas l’amour qui est éphémère, mais ta capacité à me cacher de moi. Tu m’as aidé à l’oublier un instant, le temps de quelques « je t’aime », le temps de quelques danses passionnées, mais rien n’y fait, ce mal-être finit toujours pas me retrouver. 

    Alors chacun commence à s’en vouloir… Tu as arrêté de me faire vibrer, tout redevient comme avant, pourquoi continuer, si tu n’as plus rien à m’apporter? J’étais mieux avant, quand j’arrivais à me cacher cela. Aujourd’hui avec toi face à moi, avec toi qui (par amour) vient me montrer chaque partie de moi blessée, chaque mécanisme que je hais, je n’arrive plus à me cacher de moi. Je t’aime, autant que je te hais.

    Comment faire pour m’en évader? Et comment faire pour fuir si tu es aussi celui qui me maintient debout ? Peut-être que par l’alcool, tu essayais de trouver une autre bouée, trouver la tienne, te et nous libérer de cette dépendance qu’on avait installé pour nous sécuriser. Mais moi, je ne voulais pas d’autres bouée, je ne voulais pas me libérer ! Non, je ne voulais que toi, je voulais être à toi, toute entière.

    On s’était ensemble enfermé dans une cage, pour ne pas se perdre, pour continuer à se sentir aimé. Mais dans cette cage, chacun s’y débattait, finissant par accuser l’autre de l’y avoir enfermé. Chacun de nous s’offusque alors de ce moi horrible, honteux, répugnant que l’autre lui montre à voir. Je te déteste pour ce moi qui tu me montres sans arrêt, ce moi lâche, faible, fragile et dépéri, ce moi violent, destructeur, suicidaire, prêt à tuer pour tenter de s’échapper.

    Comment m’en sortir ? et comment rendre son éclat à cet amour tant abîmé ?

    Il y a de l’amour dans ces 2 âmes qui se sont choisis pour se soutenir, pour se détruire, pour s’aimer si fort qu’elles s’amènent au plus profond d’elles-mêmes, dans ces endroits que, sans l’autre, elles n’auraient jamais osé explorer. Parce qu’elles veulent vivre ce lien, elles y vont aveuglément, obstinément, quitte à se brûler les ailes, quitte à y perdre la vie. Parce qu’à quoi bon vivre, si tu n’es pas à mes cotés.

    Certains parlent de dépendance affective, d’autres de relations karmiques : tout ça est faux, comme tout ça est vrai. A chacun de trouver sa vérité, celle qui lui offrera du sens et de la paix. Mais n’oubliez pas de reprendre votre pouvoir, d’aller le récupérer, même 5 ans, 10 ans ou 30 ans après.

    Parce que oui, un jour, vous lui avez donné la clé. Vous vous êtes chacun donné VOTRE clé, et même séparés, on a bien souvent oublié d’aller la récupérer. C’est peut-être ce qui cause ces colères, ces rancœurs qu’on n’arrive pas à apaiser ? On ne l’a pas fait, parce qu’on n’a pas osé.

    D’un coté paralysé par la peur, toujours présente dans ces mémoires que le corps profondément a ancrées. Elles ont laissé des marques, parce que toutes ces émotions réveillées n’ont pas toutes été intégrées, assimilées. Elles restent prisonnières, comme nous en restons prisonniers.

    Il faut du temps pour cela, souvent des années. Il s’agit de se reconstruire, mais surtout de se retrouver… et c’est d’autant plus difficile que ce soi à réveiller n’avait jamais osé exister. Il s’était toujours tût, fait discret, cela dès l’enfance, pour ne pas déranger, pour tenter de se faire aimé. Mais à l’époque aussi, cet amour tant attendu, on ne l’avait pas ressenti, trouvé. 

    Alors cette solitude, cette souffrance, je la connaissais. Toi, je t’avais choisi. Avec toi, je pensais la dépasser, la transformer, gardant en moi le souvenir de ces premiers instants magiques partagés, où je m’étais enfin senti aimé(e), exister. A ce moment là, je t’ai donné MA clé, je t’ai donné la responsabilité de ma vie, de mon bien-être, de ma destinée. Et pour m’en montrer l’absurde, et ta révolte intérieure d’en avoir la responsabilité, tu es allé jusqu’au bout, loin dans l’acceptable et dans l’inacceptable, jusqu’à ce qu’une force se réveille en moi, pour enfin se remobiliser, reprendre ma liberté. Merci de m’avoir aimé jusque là, jusqu’à incarner ma plus grande peur, pour m’aider à reprendre mon pouvoir, pour m’aider à me toucher moi, me déployer.

    Aujourd’hui encore, ton âme n’oublie pas, à chaque moment, de me montrer dès qu’une partie de moi attend encore de toi. Tu me renvoies à ma responsabilité, celle de n’avoir aucune attente pour trouver mon équilibre, ma puissance juste, ma souveraineté.

    Par chacun de tes actes, tu m’apprends à m’affirmer, à me positionner, à dire « non », à ne plus avoir peur de me montrer telle que je suis. Tu viens grossir mes peurs à la loupe, et encore aujourd’hui, à chaque fois, je t’en veux de cette limitation que t’es en train de me montrer. Merci d’accepter de porter le mauvais rôle, pour m’aider à évoluer.

    Alors toi, cet homme que j’ai éperdument aimé, cet homme qui a anéanti en moi tout ce que j’étais, je sais aujourd’hui que grâce à toi, j’ai pu mettre fin à tout ce qui me retenait dans cette petite mort qui nous avait fait nous rencontrer, qui nous avait à l’un l’autre liés. Merci pour cette liberté que tu m’as amené à attraper. Merci pour m’y avoir poussé s’y fortement, parce que oui, sans toi, sans cet amour que j’avais pour toi, sans cette envie que, même séparés, tu fasses parti de notre vie de famille, jamais, au grand jamais, je n’aurai osé à ce point me rencontrer, aller aussi loin dans ces parts de moi qui ne demandaient qu’à mourir et ne plus exister.

    Grâce à toi, je suis morte à cet ancien moi que j’avais façonné dans l’espoir de me sentir aimée, et un nouveau moi renaît. Je me découvre, et je m’ouvre doucement à la vie. Je m’étonne de découvir cette vie dans chaque instant, dans chaque petit moment, dans ces petites choses insignifiantes que je n’avais jamais remarqué. Je te remercie de m’avoir jusque là accompagné, du fond du coeur. Merci pour cette joie et cette liberté retrouvée.

    Aujourd’hui, il est temps de chacun se rendre SA clé. Parce qu’on s’est déjà libéré, parce qu’on a réussi, parce qu’on a su le faire. Il est alors maintenant temps de se dire aurevoir. Chacun s’envole vers d’autres cieux, rencontrer d’autres oiseaux qui sauront l’éclairer, mais non plus sur nos ombres, mais sur nos lumières que l’on veut désormais faire briller. Derrière tout ce noir dans lequel on s’était englué, il y avait aussi toute cette lumière, celle qu’à ces premiers instants partagés, on avait su se révéler.

    Allégé de tout ce noir qu’on a enfin su regarder, on peut désormais s’envoler vers ce « soi », qu’on a chacun rêvé. Nous n’avons plus besoin de l’autre pour le voir, ni pour nous montrer ce qui nous en éloigne. On a compris que les 2 existent en chacun de nous, l’ombre comme la lumière. Merci d’avoir insisté pour me montrer ces parts d’ombre contre lesquelles je luttais, que je refusais de reconnaître en moi. Grâce à toi, avec cette ombre, comme cette lumière, je suis en paix. Chacun vit en moi, en conscience et sérénité.

    Cette clé, pourtant, après des années, on ne l’avait pas encore récupéré, parce qu’un deuil n’est pas fait : celui de ce premier instant d’amour infini, comme suspendu dans le temps, où l’on s’est enfin senti aimé, exister. Cet instant magique aussi puissant que le jour de sa naissance, celui du premier regard, du premier instant, de la première vibration. Pourtant, cet instant qu’on retient encore en nous, on a besoin de le partir, de le laisser nous traverser, comme la colère qui tentait de le retenir, qui refusait de l’abandonner.

    Peut-être qu’on la gardé en nous, parce que la vibration de ce souvenir nous aidait à nous rappeler d’être en vie, de l’importance d’être là, vivant, pour vivre des instants de grâce comme celui là. Mais aujourd’hui, il est temps. Je n’en ai plus besoin. Tu n’en as plus besoin. On est vivant. On n’a plus besoin de garder ça en nous. Tout comme nous n’avons plus besoin de nous vouloir, ou de nous détester pour nous rappeler ce que l’autre nous a pris : cette dévotion amoureuse et cette joie d’être en vie.

    Non, on ne se l’ai pas pris l’un à l’autre, on se l’est rendu, on se l’est offert. Parce que même si ce fût la chose la plus difficile qu’on ai eu à faire, on savait au fond de nous que cette clé, que l’on tenait entre nos mains, ne nous appartenait pas, et qu’aucun bonheur n’aurait jamais vraiment de saveur, si on n’en prenait pas l’entière responsabilité. Je suis fière de moi, fière de toi, fière de nous.

    Je coupe ce fil, le lien toxique qui nous avait relié et qui encore nous retenait. J’insuffle dans le lien d’âme qui perdure, une énergie d’amour et de guérison… permettant à chacun de se s’envoler vers son propre chemin, vers son épanouissement, son déploiement et sa liberté. Aujourd’hui, toi et moi, on a récupéré notre clé, celui de notre âme, de notre vie, de notre juste puissance : pour enfin Être celui et celle qu’on a toujours été.

    Désolée, Pardon, Merci, Je t’aime.

    Sortir de sa cage, ce n’est plus attendre que l’autre arrête de vouloir nous y garder… parce que l’autre est justement là pour ne pas le faire, pour vous pousser dans vos retranchements, pour vous apprendre par le faire par vous-même.

    Sortir de sa cage, c’est n’est plus attendre que quelqu’un nous délivre… parce que ce rôle de soutien et de compassion qui faisait du bien, on doit désormais se l’offrir à soi-même. 

    Sortir de sa cage, c’est sortir du rôle de victime dans lequel on s’était enfermé. Sortir de sa cage, c’est surtout réaliser qu’en fait, c’est fini : la porte est déjà ouverte, on n’a plus qu’à sortir et rire de ne l’avoir pas réalisé avant. En te libérant, c’est tout le système toxique que tu libères, ainsi que toutes les personnes et énergies impliquées dans ce processus… visant à te rendre la vie ! 

     

     

    Entre Violences familiales et Education bienveillante : ma recherche de cohérence

    Entre Violences familiales et Education bienveillante : ma recherche de cohérence

    « Entre violences familiales et Éducation bienveillante », voilà un titre intriguant 😳 Voire incohérent ^^ 

    Dans cette nouvelle vidéo, je vous partage en toute authenticité mon vécu, celui de ma famille et ma recherche de cohérence à l intérieur de ces contradictions.

    Parce que non, ma famille n’a pas vécu dans le monde des bisounours, loin de là. Nous avons traversé de nombreuses difficultés, dont beaucoup de violence.

    J’ai souvent eu honte de ce vécu. Je me suis souvent senti coupable de celui ci. Je l’avais intériorisé, enfoui. Je me l avais comme caché à moi même. Pour mieux m en sortir, pour mieux me reconstruire, pour réussir à trouver un sens à tout ça, pour montrer à mes enfants une image qui me semblait plus agréable.

    Aujourd’hui, parce que j ai l impression d être allée au bout de ça, jusqu’à l endroit où les illusions et leurs conséquences m ont sauté à la figure (comme une bombe chargée que j avais oublié), je ressens le besoin de dire, de mettre des mots, pour mieux m en libérer et clôturer. Je me rends compte que je n ai pas à avoir honte de mon histoire. Elle a fait de moi qui je suis aujourd’hui. Elle a initié ma transformation et mes prises de conscience.

    Alors oui, sous cette violence vécue, il y avait toute cette violence que je m’imposais à moi : celle d être parfaite, celle de soigner / d’être au service de ceux que j’aime pour enfin me sentir aimée … le syndrome du sauveur, vous connaissez ?

     

    Pour rétablir plus de vérité, pour délier en moi tous ces non-dits et ces culpabilités intériorisées, je vous partage aujourd’hui MA vérité. Chacun pourrait y mettre des mots différents, mais voici les miens.

    Et parce que je sais que je ne suis pas la seule a avoir expérimenté ou à expérimenter ce chemin de contradictions et d illusions, j ose dépasser ma peur et vous partager ma vulnérabilité.

    Merci de votre écoute, merci d en prendre soin, et puisse mon partage accompagner celles et ceux qui sont encore dans ce vécu « écartelé ».

    C est un sacré chemin que de se reconstruire après ça… et à la fois une magnifique opportunité : celle d apprendre à vraiment donner une forme à cette bienveillance tant espérée. Mais cette fois, pas pour les autres, mais pour soi ❤️

    Apprendre à s écouter et se respecter, à s’offrir à soi tout ce qu’on s est toujours « efforcé » à donner. Le mot n’est pas choisi au hasard, car pour moi on ne peut sincèrement offrir l’amour, la bienveillance , l écoute ou le respect, tant qu’on a appris à se le donner. Sans quoi inconsciemment on donne à l autre, ce vide ou ce manque qu on espere récolter. Et évidemment, je partage cela pour l avoir expérimenté ^^ Bon je m emballe peut être à en faire une généralité, mais voici mon histoire et ma réflexion.

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    Education bienveillante : Rêves VS Réalité, mes difficultés de maman

    Education bienveillante : Rêves VS Réalité, mes difficultés de maman

     C’est un sacré dépassement pour moi d’oser reprendre cet élan de création, en parlant de mon expérience personnel, de mon vécu… mais aussi en mode à l’arrache 😅 

    Je crois quoi si je ne l’avais pas fait comme ça sans trop réfléchir, je ne l aurais jamais fait 😆 La qualité image et son n’est pas top, mais je suis sortie de ma zone de confort : Voilà l essentiel ✌🏻

    Quand j’ai enregistré ces vidéos, je ne pensais pas les publier. Je voulais juste me mettre devant la caméra et voir si j’arrivais à trouver de l’inspiration sans ne rien préparer. Bref, je vous partage ça. Vous le direz ce que vous en pensez 😉 

      Dans cette vidéo, je vous partage mon parcours et mon cheminement : son point de départ dans ma vie de maman et les difficultés rencontrés qui m’ont amené à aller chercher qui j’étais. Sur ce chemin, j’ai souvent rencontré ma frustration devant le décalage entre mes aspirations et ma réalité. Voilà ce dont j’ai décidé de vous parler, en toute authenticité.

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      Comment m’ancrer dans le moment présent ?

      Comment m’ancrer dans le moment présent ?

      Ma vie est de plus en plus pleine de surprises. Moi qui pensait partir habiter à la Réunion, mon voyage a été annulé (reporté ?) et j’ai continué la vie d’itinérante commencé il y a un an… Je m’étonne de voir que le mouvement s’est installé de lui-même, sans que je l’ai programmé. Au début, ce n’était pas décidé, c’était plus pour m’adapter à mes situations de vie et pour continuer à suivre au mon coeur (ou l’univers 😉 ) souhaitait m’emmener. 

      Devant cet imprévu, j’ai continué à suivre. Forcément, au début désillusionnée, déstabilisée… Je m’étais séparée de toutes mes affaires en prévision de ce voyage. Et qu’est ce que je m’étais sentis libre et légère au fur et à mesure que ce processus de dépouillement se faisait ! Tout ça pour rien ? Peut-être pas tant que ça… Peut-être que derrière se tramait des choses que je ne soupçonnais pas. J’attends encore de les voir prendre forme, se dessiner, mais ça m’amuse aussi de sentir, tout en souhaitant garder la surprise du destin qui se crée en même temps qu’il se rêve.

      Bref, ça bouge dans ma vie, dans tous les sens du terme. Dernièrement, je cherchais où poser nos 3 valises de voyageurs restés à quai. J’enchaînais les visites, jamais vraiment emballé. Forcément, mon coeur lui était encore sur son rêve d’être au chaud sur une île… dur de le ramener à cette réalité.

      Et puis il  y avait la question de toutes ces affaires que je n’avais plus, dont je m’étais séparé… allégé <3 Fallait-il tout racheter??! Ca me paraissait tellement lourd… Pourquoi remplir mes poches alors que je rêve de m’envoler, de continuer à bouger ? Je cherchais un meublé en ville, plus pratique, mais rien ne se présentait.

      Puis un jour, sous les traits d’une copine du lycée, l’univers s’est présenté. Un jeu de hasard bien entendu, et j’avais une proposition : une maison à la campagne, meublée, avec 3 chambres et un jardin. Intriguée, je suis allée voir doucement de quoi il s’agissait. Je rencontre une femme douce et accueillante, qui me présente sa maison avec générosité. Elle habite encore un peu ici, et se dit que ce serait mieux de me dépanner, que ça lui dégagerait le temps aussi où elle revient pour prendre soin de la maison et des chats. Elle est attachée à cette maison, mais la vie l’amène vers d’autres horizons. Je sens qu’elle a besoin de temps, d’expérimenter de s’en détacher un peu : ma présence semble une belle opportunité de le faire en sécurité puisque je cherche un logement pour quelques mois.

      Lors de la visite, je découvre une maison toute écologique ! Une maison comme j’y pensais il y a de ça plusieurs années. Une maison que j’aurais pu imaginer, sauf que dans les faits, jamais je n’aurais osé ! Trop éloigné de ce que je connais. Jardin, toilettes sèches avec phyto-épuration, insert, des ficelles pour allumer les interrupteurs, des chats, des poules… Ca fait fait beaucoup de nouveau pour moi, et j’avoue que ça m’effraie ! On visite avec les enfants. Au début eux aussi sont un peu interrogés… Une autre proposition nous ai faîtes, plu conforme à ce qu’on connaît, en ville, petit budget, mais il faut tout remeubler !! Que va-t-on décidé ? Allons nous oser ?

      Et oui, on a osé ! Et rien que par tout ce que j’y découvre de moi et en moi, je peux dire que c’est un sacré voyage ! Dans les premiers instants, je me demande quand même dans quelle aventure je me suis lancée ^^ Est-ce que je vais y arriver ?

      Pour certains, ça peut sembler pas grand chose. Ils verraient plus d’inquiétudes à partir à 10000 km avec leurs enfants, que prendre une maison avec un insert et des toilettes sèches 😉 Mais pour moi, c’est une sacrée sortie de confort ! Pour ce rêve de voyage, l’enthousiasme me portait et me rassurait. Je savais que je trouverais des solutions, que je saurais des trouver, parce que même si je ne l’avais jamais fais là bas, je sais que ça, je sais le faire.

      Sauf que « faire » des choses plus concrètes comme allumer un feu… J’avoue que ça me panique ! J’étais déjà en train de m’imaginer pleurer devant à me dire que je n’y arriverai jamais ^^ C’est fou cette limitation qui m’a toujours suivi, celle de ne pas savoir faire de mes mains, cette peur de mal faire, qui m’empêche depuis l’enfance de créer, de donner matière, de peur de galérer, d’être jugée, de ne pas y arriver. Je l’avais déjà conscientisée cette peur là, mais je n’étais pas encore allé la confronté, au delà de quelques créations faites à l’abri des regards.

      En fait, tout ça aller chercher au fond de moi dans cette notion de CAPACITÉ. 

      A la fois, avoir cette maison là aujourd’hui me semble tellement logique. Quoi de plus normal que d’expérimenter un mode de vie plus cohérent avec mes valeurs « théoriques ». Il s’agit sûrement de les intégrer, de les faire descendre de mes idées jusqu’à la matière, et ainsi de voir si et ce qui me parle vraiment dans ces idéaux et aspirations de plus de respect et de vérité.

      J’ai la plupart de temps vécu à la campagne, mais avec un mode de vie plutôt citadin, bien que très tournée vers tout ce qui est nature, bio, écolo… Je dois l’avouer, j’adore mon confort <3 Et à la fois, cela fait aussi des années que j’observe que ce confort m’enferme dans un éloge de la paresse qui finit par devenir une cage, toute aussi dorée qu’oppressante.

      Me voilà donc lancée dans l’expérience de la vie, de la matière ! Une expérience inattendue que je n’avais pas pré-déterminée, mais que la vie est venue me présenter. Quelle surprise, je ne savais pas qu’en choisissant de partir, c’est ça que j’allais rencontrer : ma capacité à m’ancrer, à entrer dans la matière,  à interagir avec elle… Pousserais-je la sortie de zone de confort jusqu’à faire un potager ? Oui oui, ça aussi ça vous parait anodin??! Bah moi, ça me paralyse, j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais, qu’avec moi, ça ne va jamais pousser. Je suis face à une émotion, pas évidente à contourner. Encore cette peur de la nature qui revient, et que j’avais déjà identifier. Je sais que j’ai des limites intérieures à repousser si je veux contacter ma juste puissance et ma liberté.

      Bref, Opération re-mobilisation intérieure et extérieure après ces derniers mois de déstabilisation, de déconvenues et de surprises toujours plus inattendues. Une nouvelle expérience s ouvre à nous… sans projet ni horizon dessiné, laissant alors toute la place à notre créativité 💕

      Ce qui me plait aussi dans tout ça, c’est qu’en même temps que je fais cette expérience d’ancrage, je garde ce sentiment de liberté. Ici, je suis dans l’expérimentation, rien n’est enraciné, rien n’est figé, et cela m’aide à garder cet alignement en me connectant en même temps à cette possibilité de mouvement et au sentiment de liberté qui s’en dégager. On sera là quelques mois, et je compte bien en profiter, pour me découvre sous d’autres aspects jusque là ignorés.

      Pour clôturer cet article, je vous partage un texte que j’ai récemment écris sur le sujet, une bribe de ce nouveau quotidien partagé : 

       » 5h30, j’entends le chat qui miaule pour me réveiller. La pièce s’est rafraîchie… je descends raviver le feu qui s’est réduit à quelques braises. Je réalise alors qu’il va me falloir du temps pour le relancer. J’attrape un plaid, un livre, et fait chauffer de l’eau pour me faire un thé … qui m’aurait dit que je prendrai un jour plaisir dans un moment comme celui là ?

      Je repense à cette soirée avec moi à chanter. À cette fin de soirée à tirer les cartes. Je rencontre ma présence que j’ai finalement jusque là peu goûtée, ou trop rarement, je m’en rends compte aujourd’hui.

      Je suis les réflexions de mon livre du moment (« Transfurfing ») et constate comment mes peurs et mes pensées ont pu parfois me rapprocher de ce que j’avais redouté. J’observe et je m’amuse tout autant de me voir aujourd’hui accepter et apprécier une situation qui hier me révoltait.

      En voyant le feu se raviver, je fais un parallèle entre ce feu de bois et celui du couple, du désir. J’apprends en observant ce feu, qu’il a sa vie propre, son évolution. Je n’ai pas à constamment l’entretenir ou le surveiller. Je le nourris, me délecte tout naturellement de la chaleur engendrée, déguste cette chaleur, et reste attentive au moment où elle baisse pour être en capacité de sentir à quel moment il est temps de le raviver.

      Je m’aperçois que mon besoin de me sentir importante et aimée m’a souvent poussée à attendre que l autre allume et entretienne ce feu. Ou a le faire avec ressentiment ou tristesse, comme la preuve que je n’étais pas vraiment aimée. Je réalise comme j’ai vécu négativement ces moments où le feu s’étiole et presque disparaît. Pourtant je découvre l’excitation de sentir que c’est le moment, qu’on l’a suffisamment laissé se refroidir… pour sentir d’autant mieux la chaleur se raviver !

      Apprendre à aimer ces premiers froids, pour mieux me réjouir de ce chaud tant aimé. Savoir qu’on ne craint rien, qu’on danse juste le jeu de la vie, que chaque moment est à déguster. Ça, c’est carrément nouveau pour moi qui aime l’intensité du feu et le confort de la chaleur, sans interruption et à disposition. 

      Une compréhension des cycles s intègre en moi. Je touche aussi à ma capacité .

      Parce qu’à déléguer, à râler de ne pas être suffisamment nourrie ou réchauffée, je suis passée à côté du fait que j’en avais la capacité. Derrière tout ça, mon enfant intérieur s’en empêchait, parce que ce dont il avait le plus besoin lui, c’était de se sentir aimé, et c’était comme ça qu’il le recevait.

      Aujourd’hui, la vie me pousse à prendre soin de mes besoins à moi, dans des aspects plus matériels et concrets, et j’en découvre ma capacité. Ça pourrait sembler anodin et pourtant pour moi ça ne l’est pas. JE SUIS CAPABLE, maintenant je le sais.

      Oui, se tapissait aussi dans l ombre la croyance de ne pas y arriver !

      Je me sens entrer dans cette matérialité qui m’a toujours effrayé. Alors désormais, quand le moment sera donné de rallumer ce feu, qu’il soit de bois, énergétique, relationnel, amoureux, sexuel ou financier, je me réjouirai de l’occasion qui m’est donnée. Je préparerai les conditions les plus douces ou les plus excitantes pour moi… suivant l’envie du moment, et je viendrai le rallumer, juste parce que c’est le moment. Parce qu’après avoir récolté et laissé se reposer, il est temps de re-semer 😉

      Accepter et suivre le mouvement de la vie, tout simplement…

      Et puis si tu te réveilles aussi, par cette température qui faiblit, je serai heureuse de partager ce moment avec toi, blottis l’un contre l autre, rapproché par ce rafraîchissement et cette même envie de se réchauffer. On pourra alors partager ensemble ce plaid et ce thé ❤️

      La vie est là en moi, au creux de moi, prête à se réveiller, comme ce feu qui s’était réduit à quelques braises et qui désormais s’est rallumé… Non, que j’ai su rallumer !

      N’attends pas que le feu soit éteint, prends soin de ce feu intérieur qui brûle en toi, observe le, rencontre le, danse avec lui. Parce qu’une fois éteint, c’est plus dur à rallumer… Parce que c’est ici, dans ce feu là qui se vit dans l’instant, que se cachent ta joie et ton élan de vie 💕💕💫 »